Stratégie omnicanale : comment maximiser le ROI média ?

Illustration d'une stratégie omnicanale connectant un sac de shopping central à de multiples canaux digitaux comme le mobile, l'ordinateur et les écrans publicitaires.
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60 à 70% des consommateurs achètent aujourd’hui à la fois en magasin et en ligne. Pourtant, la majorité des entreprises pilotent encore leurs leviers en silos.

Le coût de cette fragmentation ? Budget média gaspillé sur des ruptures de stock. Attribution floue qui empêche de savoir quels canaux fonctionnent vraiment. ROI impossible à piloter parce que chaque équipe optimise son pré carré sans vision d’ensemble.

Le constat est sans appel : les clients omnicanaux achètent 1,7 fois plus que les clients mono-canal selon les derniers rapports McKinsey. Mais cette performance n’arrive que si les données, l’inventaire et l’attribution sont véritablement unifiés.

Découvrez dans cet article les 5 piliers techniques pour unifier vos canaux et maximiser votre ROI média, sans multiplier les points de friction.

Stratégie omnicanale : définition et différences clés

La première erreur ? Confondre « avoir plusieurs canaux » avec « être omnicanal ». Ce n’est pas la même chose. Et cette confusion peut coûter cher en efficacité média pour votre entreprise.

Les trois niveaux d’intégration : multicanal, cross-canal et omnicanal

Les entreprises se situent toujours à l’un de ces trois niveaux. Chacun ayant un impact direct sur la capacité à piloter le ROI et à offrir une expérience client satisfaisante.

  • Niveau 1 : Multicanal – Plusieurs canaux de vente et de communication existent, mais ils fonctionnent comme des îlots isolés. Site web, email, réseaux sociaux, magasins physiques : chaque support a ses propres données, ses propres KPI, son propre budget. Un client qui visite le site puis appelle le service client ? Les deux interactions ne se parlent pas.
  • Niveau 2 : Cross-canal – Des passerelles sont créées entre systèmes. Le consommateur peut commencer un achat en ligne et le récupérer en magasin. Certaines informations sont partagées entre systèmes. C’est mieux, mais la continuité reste partielle. Les données circulent ponctuellement, pas en temps réel.
  • Niveau 3 : Omnicanal – Toutes les données circulent en temps réel. Un vendeur en magasin peut connaître les préférences et l’historique web du client. Un message personnalisé part automatiquement après une visite en boutique. Chaque point de contact enrichit tous les autres. Le parcours client est globalement optimisé, pas de manière isolée.
CritèreMulticanalCross-canalOmnicanal
Architecture dataSilos par canalPartage ponctuelFlux temps réel unifié
Expérience clientFragmentéeContinuité partielleUnifiée sur tous les canaux
Pilotage ROIPar canal isoléPar parcours partielSur parcours global
Allocation budgetCanal par canalSemi-coordonnéeOptimisée cross-canal

L’impact direct sur le ROI

Voici un exemple de parcours client omnicanal optimisé pour illustrer la différence :

Un consommateur recherche un produit sur mobile le lundi. Il reçoit un email personnalisé le mardi avec son historique de navigation. Le mercredi matin, il voit une publicité sur Facebook et décide de passer en magasin après son déjeuner. En arrivant, le vendeur accède instantanément à tout son parcours via une application de clienteling : panier abandonné, préférences produits, historique d’achat.

Infographie sur une stratégie omnicanale, montrant les étapes du parcours client du mobile au magasin.

Résultat : Le taux de conversion augmente. Des gains mesurables sur les revenus de 5 à 15% selon McKinsey, grâce notamment à une attribution et des données unifiées qui permettent d’améliorer l’expérience client à chaque étape.

Les indicateurs d’une vraie approche omnicanale

Voici comment identifier une véritable stratégie omnicanale :

  • Données accessibles partout en temps réel : pas d’export manuel ni de délai de synchronisation
  • Vendeurs informés : un conseiller en magasin connaît l’historique web du client qui entre
  • Inventaire synchronisé : stock visible et cohérent entre tous les canaux de vente
  • Pilotage unifié : le ROI est évalué sur le parcours global, pas levier par levier
  • Équipes alignées : marketing, vente et ops travaillent sur les mêmes données clients

« La vraie question n’est pas ‘combien de canaux ?’ mais ‘vos canaux se parlent-ils en temps réel ?’ Des entreprises avec 10 supports restent multicanales, tandis que d’autres avec 3 leviers sont vraiment omnicanales. C’est l’infrastructure de données qui fait la différence, pas le nombre de points de contact. »

Pour construire cette approche média intégrée, il faut d’abord aligner les objectifs de communication sur un parcours client unifié.

Les 3 obstacles qui empêchent d’unifier (et qui cassent le ROI)

Même avec les meilleures intentions, de nombreuses stratégies omnicanales échouent, et ce même dans les plus grandes entreprises. Pas à cause de problèmes de stratégie ou de budget, mais à cause d’obstacles techniques précis qui créent des fuites budgétaires directes et mesurables.

Obstacle 1 : L’inventaire fragmenté qui gaspille les clics

Sans synchronisation inventaire, le budget média finance des ruptures de stock. Des clics sont payés sur des produits indisponibles, entraînant ainsi un gaspillage publicitaire qui impacte directement le ROAS.

Pire encore, les consommateurs qui visitent le site e-commerce moins de 24 heures avant un achat en magasin génèrent une valeur de commande 13% supérieure (Lengow/McKinsey). Sans inventaire unifié, ces conversions à forte marge sont perdues.

Obstacle 2 : L’attribution en silos qui fait piloter à l’aveugle

Mesurer chaque support avec un outil différent rend l’optimisation impossible : 

  • Google Analytics pour le site
  • Dashboards natifs Meta et TikTok
  • Reporting marketplace séparé
  • etc.

Le résultat ? Un sur-investissement sur les canaux les mieux mesurés (souvent Google Ads) au détriment de ceux qui contribuent réellement à la conversion mais sont mal trackés (organique, médias traditionnels, interactions physiques).

Pour limiter ce biais, un marketing mix modeling permet de compléter l’attribution en estimant la contribution réelle de chaque canal aux ventes, même quand le tracking est incomplet. C’est d’autant plus crucial que plus de la moitié des clients B2C utilisent trois à cinq canaux à chaque achat (McKinsey), une réalité que l’attribution fragmentée ne permet pas de refléter ni d’optimiser à l’échelle du parcours global.

Obstacle 3 : La stack martech déconnectée

Les départements marketing, vente et ops ont chacun huit versions différentes du même client à travers leurs outils respectifs. Le marketing voit un lead. Les ventes voient un prospect. Les ops voient une commande. Personne ne voit le consommateur dans sa globalité, donc mettre en place une approche omnicanale unifiée devient mission impossible dans ces conditions.

ObstacleSymptôme visibleImpact ROI direct
Inventaire fragmentéBudget média sur produits en ruptureGaspillage publicitaire + ventes perdues
Attribution en silosSur-investissement sur canaux mesurésSous-performance des leviers à forte contribution
Stack martech déconnectéeÉquipes travaillant sur données contradictoiresIncapacité à améliorer le parcours global
Infographie illustrant les trois principaux obstacles à une stratégie omnicanale et à l'optimisation du ROI : inventaire fragmenté, attribution en silos, stack martech déconnectée .

Les signaux d’alerte à surveiller

Ces indicateurs doivent alerter immédiatement les entreprises :

  • Budget gaspillé : dépenses média sur des produits en rupture effective
  • Ventes perdues : produit affiché disponible sur un point de contact mais en rupture sur un autre
  • Temps perdu : plusieurs heures par jour à réconcilier manuellement les données
  • Sur-investissement : trop de budget alloué aux leviers faciles à mesurer
  • Versions contradictoires : chaque département a sa propre vérité sur les clients

« Les marques ajoutent de nouveaux canaux en pensant faire de l’omnicanal, pour au final générer encore plus de fragmentation, encore plus de gaspillage. Il est crucial de résoudre ces trois obstacles techniques avant d’ajouter un n-ième support. Unifier d’abord, étendre ensuite. »

Pour une synchronisation efficace, le retail media et les stratégies de drive-to-store nécessitent impérativement une unification inventaire.

Unifier les données clients : la fondation technique

L’équation est simple : pas de ROI unifié sans données unifiées. Une Customer Data Platform (CDP) devient ainsi vite indispensable pour passer d’un pilotage en silo à un pilotage au ROAS global.

Le problème à résoudre : les données clients dispersées

Les données clients vivent dans huit endroits différents : 

  1. CRM pour les transactions
  2. Google Analytics pour le web
  3. Outils d’emailing et de marketing automation
  4. Dashboards ads pour les campagnes
  5. E-commerce et système de caisse (POS) pour les magasins
  6. Réseaux sociaux pour les interactions
  7. Service client et helpdesk
  8. Fichiers volants (e.g. Excel) des commerciaux, évènements, etc.

Chaque silo génère sa propre vérité. L’équipe marketing voit un client actif. Les ventes le considèrent dormant. Les ops comptent trois commandes alors qu’il y en a eu cinq. Optimiser l’allocation budgétaire devient impossible dans ces conditions si vous ne savez pas identifier clairement votre cible.

CDP vs CRM : comprendre la différence

La confusion entre les deux est fréquente, et bien qu’ils aient des rôles complémentaires, ce sont deux outils distincts.

  • Le CRM gère les transactions et le service client. Il indique qui a acheté quoi, quand, pour combien. C’est le système d’enregistrement essentiel.
  • La CDP unifie les comportements en temps réel pour l’activation marketing cross-canal. Elle montre comment les consommateurs se comportent sur tous les points de contact – et permet d’agir instantanément. C’est le système d’orchestration qui permet de créer une relation client durable.

Les trois fonctions d’une CDP qui changent tout

Une plateforme CDP bien implémentée remplit trois fonctions critiques :

  1. Collecte multi-sources en temps réel : agrégation automatique des données de tous les supports : web, application mobile, CRM, points de vente physiques, email, réseaux sociaux. Plus besoin d’exports manuels et de réconciliations Excel.
  2. Unification des données clients : identification du même consommateur à travers tous les appareils et tous les canaux. Y compris quand il n’est pas connecté. La technologie combine cookies, ID clients et matching pour résoudre l’identité et offrir une expérience cohérente.
  3. Activation cross-canal : les segments sont créés une seule fois, puis activables instantanément sur email, social ads, marketplaces, etc. Fini les exports, imports et délais de synchronisation.
Schéma en 4 étapes du fonctionnement d'un CDP : Centraliser, Organiser, Trier, Utiliser pour optimiser le ROI dans une stratégie omnicanale.

Illustration d’une CDP (Source: Datatomic)

En moyenne, les entreprises équipées de CDP atteignent des résultats 2,5 fois supérieurs à leurs objectifs marketing (HubSpot).

La raison ? Une version unifiée du consommateur permet une allocation budgétaire optimisée sur les bons segments, sur les bons canaux, au bon moment. Le gaspillage par fragmentation disparaît. C’est l’approche qui permet de proposer le meilleur contenu au meilleur moment.

Des plateformes CDP comme Datatomic permettent ainsi de centraliser et dédoublonner la data first-party pour créer ces segments activables et améliorer la gestion de la relation client.

Sans CDPAvec CDP
8 versions du client dans 8 outils1 version unifiée
Segments créés manuellement par canalSegments créés une fois, activables partout
Attribution fragmentéeAttribution unifiée
Budget alloué à l’aveugleAllocation data-driven
Délai de synchronisation : joursTemps réel

« La CDP n’est plus un luxe en 2026. C’est l’infrastructure nécessaire qui permet un pilotage efficace par ROAS/CPA et une meilleure allocation budgétaire entre les canaux pour augmenter la fidélisation client. »

Cette unification permet l’activation de segments en programmatique et sur les réseaux sociaux de manière cohérente à travers tous les canaux de communication.

Synchroniser inventaire et mesurer l’attribution unifiée

Les données clients sont unifiées. Maintenant, deux leviers techniques permettent de piloter le ROI en temps réel : la synchronisation de l’inventaire et l’attribution multi-touch (MTA).

Inventaire synchronisé en temps réel

On l’a vu, l’absence de synchronisation inventaire coûte cher : votre équipe marketing paye des clics sur des produits qui ne sont plus disponibles, et vous manquez des opportunités de conversions. Pour éviter cela, voici 3 composantes indispensables pour unifier votre inventaire :

  1. Inventaire unifié via ERP/PIM : Tous vos canaux (site e-commerce, marketplaces, magasins physiques, Google Shopping, Meta Catalog) se connectent à une source unique de vérité pour le stock. Mise à jour en temps réel, pas de décalage horaire.
  2. Alertes et pause automatique : Dès qu’un produit passe sous un seuil critique (ex : 5 unités restantes), vos campagnes média sur ce produit se mettent automatiquement en pause. Vous arrêtez de payer des clics sur des ruptures imminentes.
  3. Règles d’allocation intelligente : Réservez du stock prioritaire pour vos canaux les plus rentables. Exemple : gardez 20 unités exclusives pour votre site DTC (marge élevée) avant d’alimenter Amazon (marge plus faible).

Attention, il n’est pas nécessaire d’unifier tous les supports d’un coup. Privilégiez plutôt une approche test and learn en commençant par vos deux canaux prioritaires : site e-commerce + marketplace principale (Amazon, Cdiscount, Fnac selon votre secteur), par exemple. Prouver la valeur avec des quick wins puis étendez progressivement jusqu’à vos magasins physiques en drive-to-store.

Attribution multi-touch pour piloter le mix média

Sans attribution unifiée, le pilotage se fait à l’aveugle. Impossible d’arbitrer l’allocation budgétaire entre canaux de manière rationnelle. Chaque support revendique ses conversions, le budget part sur les derniers clics mesurables.

Pourtant, plus de la moitié des clients B2C utilisent trois à cinq canaux à chaque achat (McKinsey). L’attribution fragmentée empêche de voir cette réalité et d’améliorer l’expérience d’achat globale.

La solution : mettre en place une MTA hybride qui combine des modèles multi-touch et probabilistes pour réconcilier tous les leviers : paid, organique, social, interactions magasin, dark social. L’objectif n’est pas la précision absolue, mais une vision unifiée pour arbitrer intelligemment et choisir les meilleurs canaux.

Les 3 KPIs omnicanaux à piloter :

  1. ROAS blended – ROI global tous supports confondus. Permet d’éviter l’optimisation en silo et d’allouer le budget sur le mix le plus performant globalement.
  2. LTV cross-canal – Valeur vie client calculée sur tous les points de contact (online + offline). Donne une vision long terme de la rentabilité plutôt que de sur-optimiser sur la conversion immédiate.
  3. Taux de ré-achat multi-canal – Pourcentage de clients achetant sur plusieurs supports différents. Indicateur de maturité omnicanale et de diversification des risques, clé pour assurer la fidélité des clients.

Avec ces KPIs, c’est l’ensemble du mix média qui est amélioré avec un ROI maximisé sur l’ensemble du parcours client.

« L’attribution omnicanale n’a pas besoin d’être parfaite pour être utile. Mieux vaut une attribution multi-touch hybride imparfaite que des silos étanches qui cassent le ROI. »

Activer les segments first-party : orchestration média unifiée

Les fondations sont posées : CDP, inventaire unifié, MTA. Maintenant, l’activation cross-canal devient plus fluide : vous créez un segment une seule fois dans votre CDP puis vous pouvez l’activer directement sur tous vos canaux média.

Les leviers média à orchestrer

  • Email-first comme socle d’activation : Canal le plus ROIste pour réactiver les segments CDP : paniers abandonnés, clients dormants, post-achat. L’email sert de déclencheur d’orchestration : si pas de conversion après email, activation sur les canaux payants.
  • Social ads pour amplification ciblée : Activation des segments CDP en lookalike audiences sur Meta/TikTok pour toucher des profils similaires. Exclusion automatique des clients déjà convertis pour éviter de gaspiller du budget. Retargeting dynamique avec les produits exacts consultés.
  • Programmatique pour la portée : Activation des segments first-party en display programmatique pour toucher vos audiences sur l’open web avec des créas personnalisées selon leur position dans le parcours d’achat.
  • Marketplaces pour la diversification : Synchronisation inventaire + activation des best-sellers sur les marketplaces pour capter la demande existante. La CDP permet d’exclure les clients ayant déjà acheté sur votre site DTC pour éviter la cannibalisation.

Côté B2B, les enjeux grandissent aussi où les clients utilisent régulièrement dix canaux ou plus pour interagir avec les fournisseurs, contre cinq en 2016 (McKinsey).

Infographie sur l'orchestration des médias cross-canal à partir de l'activation CDP, avec quatre canaux et un hub central pour stimuler le ROI omnicanal.

Le hub de pilotage média pour simplifier l’activation

L’intégration d’une plateforme CDP n’est qu’une face de la pièce. Pour faciliter l’activation, il est crucial de mettre en place un hub de pilotage média permettant cette orchestration sans multiplier les intégrations fragiles. Un seul tableau de bord pour piloter l’activation des segments sur tous les canaux, mesurer le ROAS blended et arbitrer l’allocation budgétaire en temps réel.

Adring accompagne les marques dans ce pilotage média omnicanal unifié : de l’activation social ads de segments 1P au retargeting, vous bénéficiez de l’expertise d’une agence média indépendante dédiée à la performance de vos campagnes.

« Ne pas tenter d’unifier tous les supports d’un coup. Commencer par prouver la valeur sur un parcours média prioritaire avec un segment test. Mesurez le lift. Optimisez. Puis étendez progressivement. L’omnicanal est un marathon, pas un sprint. »

Conclusion

L’omnicanal ne se résume pas à multiplier les canaux. Il repose d’abord sur l’unification technique : données clients centralisées (CDP), inventaire synchronisé en temps réel, attribution hybride (MTA).

Les gains mesurés sont sans appel : les consommateurs omnicanaux achètent 1,7 fois plus et la personnalisation omnicanale peut augmenter vos revenus de 5 à 15%.

Mais ces performances ne tombent pas du ciel. Elles exigent de résoudre trois obstacles techniques majeurs : inventaire fragmenté qui finance des ruptures de stock, attribution en silos qui empêche le pilotage du mix média, stack martech déconnectée qui multiplie les versions du même client.

Unifier d’abord ces fondations techniques (CDP + inventaire + MTA), prouver la valeur sur un parcours média prioritaire avec un segment test, mesurer le lift, puis étendre progressivement.

Unifier, mesurer, étendre. Voilà les trois piliers d’une stratégie omnicanale qui maximise le ROI de vos investissements média.


– Adring